Il y avait Janis qui, de sa voix écorchée vif, nous avait chanté son amour pour Bobby McGee.  Jimi venait de mettre feu à sa guitare après un hymne national endiablé.  Joe avait pris possession d'une chanson des Beatles et The Who venait de rendre inoubliable le prénom Tommy.

Dans l'air du soir se mêlaient les odeurs de feu de camp et de patchouili aux volutes de fumée parfois illicite.

C'était en août 1969 et nous étions plus d'un million de hippies dans les champs de Bethel, près de Woodstock.  Nous étions vêtus de jeans, de sandales, de jupes indiennes et moi, j'arborais fièrement une blouse en batik aux couleurs un peu psychédéliques...  tenez, un peu comme ce bijou...

 

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Note: Pour ceux qui se posent la question, je n'ai connu Woodstock qu'en rêves et en... cd.  Pour tout dire, je n'étais même pas née au moment où Janis et Jimi ont poussé leur dernier soupir.  Mais si j'étais venue au monde 30 ans plus tôt, c'est certain que je me serais retrouvée quelque part dans ce champ de Bethel à chanter 'Bye, Bye, My Baby Bye Bye...'